Réussir son alimentation cycliste pour améliorer ses performances

L’alimentation pour cycliste est ce carburant invisible qui détermine, bien avant le coup de pédale, la qualité d’une sortie et la façon dont le corps récupère ensuite. Un cycliste bien nourri roule plus longtemps sans faiblir, encaisse mieux les relances et repart plus vite à l’entraînement suivant, alors qu’un cycliste mal préparé sur le plan alimentaire finit souvent sa sortie en manque d’énergie, sans toujours comprendre pourquoi. En cyclisme, une alimentation adaptée constitue un véritable levier de performance, aussi bien pour les sorties occasionnelles que pour les entraînements les plus exigeants. Ce guide reprend, étape par étape, ce qu’il faut manger avant, pendant et après l’effort, en fonction du profil, de la pratique et des objectifs de chaque cycliste.

Pourquoi l’alimentation est essentielle en cyclisme ?

Avant de détailler les repas et les collations, il est utile de comprendre pourquoi la nutrition pèse autant dans la performance à vélo. Le corps d’un cycliste fonctionne comme un moteur qui a besoin d’un apport constant en énergie, en eau et en minéraux pour tenir la distance, et ce moteur tourne différemment selon la façon dont il est alimenté.


Les besoins énergétiques spécifiques du cycliste

Le cyclisme est un sport d’endurance qui sollicite le corps sur des durées longues, parfois plusieurs heures d’affilée. Contrairement à un effort court et intense, l’organisme doit puiser dans ses réserves de façon continue, ce qui augmente fortement les besoins en énergie par rapport à une activité quotidienne classique.


Sur une sortie de deux à trois heures à allure modérée, la dépense énergétique peut représenter l’équivalent d’un repas complet supplémentaire, ce qui explique pourquoi les besoins caloriques d’un cycliste régulier dépassent largement ceux d’une personne sédentaire. Plus la sortie est longue, plus la quantité de calories, de glucides et d’eau à apporter est importante, et cette progression n’est pas linéaire : au-delà de deux heures d’effort, les réserves naturelles du corps ne suffisent plus et un apport extérieur devient nécessaire pour maintenir l’allure.


L’impact de la nutrition sur les performances et la récupération

Une alimentation pour cycliste bien pensée ne se limite pas à éviter la fringale pendant l’effort. Elle influence directement la capacité à maintenir un rythme soutenu sur la durée, la vitesse à laquelle le corps récupère après la sortie, et la qualité du sommeil qui suit un entraînement exigeant. À l’inverse, une alimentation mal calibrée se traduit souvent par une baisse de régime en fin de parcours, une récupération plus lente les jours suivants, et parfois une accumulation de fatigue qui finit par nuire à la régularité de l’entraînement sur plusieurs semaines.


C’est pourquoi la nutrition doit être pensée comme un pilier de l’entraînement au même titre que le volume ou l’intensité des séances, et non comme un simple accompagnement. Les erreurs les plus fréquentes, qu’il s’agisse d’un repas mal calibré avant le départ ou d’une récupération négligée, sont détaillées plus loin dans ce guide afin d’aider chaque cycliste à les corriger durablement.


Quels sont les besoins nutritionnels d’un cycliste ?

Chaque nutriment joue un rôle précis dans l’effort à vélo. Comprendre à quoi sert chacun d’entre eux permet de construire une alimentation pour cycliste cohérente plutôt que de suivre des règles générales sans les adapter à sa pratique, à son gabarit et à l’intensité de ses sorties.


Les glucides : le principal carburant de l’effort

Les glucides constituent la source d’énergie la plus rapidement disponible pour les muscles en action. Ils sont stockés dans le corps sous forme de glycogène, une réserve limitée qui s’épuise progressivement au fil de l’effort et qui ne peut être reconstituée qu’en mangeant, que ce soit avant, pendant ou après la sortie. C’est pourquoi les apports en glucides doivent être ajustés selon la durée et l’intensité de la sortie, avec des besoins qui augmentent nettement au-delà de deux heures de vélo.


Un cycliste qui roule régulièrement sur de longues distances a donc intérêt à construire son alimentation quotidienne autour de sources de glucides de qualité, comme les céréales complètes, le riz, les légumineuses ou les fruits, plutôt que de compter uniquement sur les apports pris pendant l’effort.


Les protéines pour soutenir la récupération musculaire

Si les glucides fournissent l’énergie immédiate, les protéines interviennent surtout après l’effort pour accompagner la réparation des fibres musculaires sollicitées pendant la sortie. Un apport suffisant en protéines, réparti sur la journée plutôt que concentré sur un seul repas, aide à limiter la fatigue musculaire et à mieux encaisser les entraînements suivants, en particulier lors des périodes où le volume d’entraînement augmente.


Les sources de protéines les plus intéressantes pour un cycliste combinent origine animale et végétale, comme les œufs, le poisson, les légumineuses ou les produits laitiers, afin de couvrir l’ensemble des besoins sans complexifier inutilement les repas.


Les lipides : un rôle clé lors des efforts prolongés

Les lipides, ou graisses alimentaires, deviennent une source d’énergie de plus en plus sollicitée à mesure que l’effort s’allonge, notamment sur les sorties de plusieurs heures à intensité modérée. Ils ne remplacent pas les glucides sur les efforts intenses, où la vitesse d’utilisation de l’énergie est trop rapide pour ce type de carburant, mais ils complètent utilement l’alimentation cycliste au quotidien.


En particulier via des sources de bonne qualité comme les oléagineux, l’huile d’olive ou les poissons gras, les lipides participent aussi à l’équilibre hormonal et à l’absorption de certaines vitamines, ce qui en fait un nutriment à ne pas négliger même s’il n’est pas la priorité pendant l’effort lui-même.


Hydratation, électrolytes et micronutriments : les piliers invisibles de la performance

L’eau ne fournit pas d’énergie mais conditionne pourtant toute la performance à vélo. Une perte hydrique de seulement deux pour cent du poids corporel suffit à dégrader nettement les capacités physiques et la concentration, ce qui rend l’hydratation aussi déterminante que l’apport en glucides sur les sorties longues. Boire régulièrement, avant d’avoir soif, reste le réflexe le plus simple et le plus efficace pour préserver ses performances sur la durée.


À cette hydratation s’ajoutent les électrolytes, sodium et potassium en tête, qui sont perdus par la transpiration et doivent être compensés dès que les sorties dépassent une heure, surtout par temps chaud. La pratique régulière du vélo augmente également les besoins en certains micronutriments, notamment le magnésium, le fer et les vitamines du groupe B, qui participent au bon fonctionnement musculaire et à la production d’énergie, et qui méritent une attention particulière dans l’alimentation quotidienne d’un cycliste assidu.

Que manger avant une sortie à vélo ?

Le repas précédant l’effort est clé. Il doit apporter de l’énergie sans peser sur la digestion, ce qui suppose de bien doser les quantités et le délai avant le départ.


Le repas avant l’effort, entraînement classique ou sortie matinale

Un repas pris deux à trois heures avant l’effort permet une digestion complète tout en reconstituant les réserves de glycogène. Il doit privilégier des glucides faciles à digérer, comme le riz, les pâtes ou le pain, associés à une portion modérée de protéines et à peu de graisses ou de fibres, qui ralentissent la digestion et peuvent provoquer une gêne pendant l’effort.


Lorsque la sortie est prévue tôt le matin et qu’un tel délai n’est pas réaliste, le petit-déjeuner devient le repère à ajuster en priorité. Il peut alors associer des glucides à index glycémique modéré, comme les flocons d’avoine ou le pain complet, à une source de protéines légère, un fruit et une boisson, l’idée étant de partir avec l’estomac ni trop lourd ni vide. Dans les deux cas, mieux vaut tester ce repas à l’entraînement avant de le reproduire un jour important, chaque digestion réagissant différemment selon les habitudes de chacun.


Adapter son alimentation selon la durée et l’intensité de l’effort

Plus la sortie prévue est longue ou intense, plus la part de glucides dans le repas précédent doit être importante, quitte à réduire légèrement les fibres et les graisses pour faciliter la digestion. À l’inverse, pour une sortie courte de moins d’une heure à allure modérée, une collation légère suffit largement, sans nécessiter un repas complet ni un délai de plusieurs heures avant le départ. Cette logique d’adaptation au cas par cas, plutôt qu’une règle unique appliquée à toutes les sorties, reste la meilleure façon d’éviter à la fois le coup de barre et l’inconfort digestif.


Que manger pendant une sortie à vélo ?

C’est souvent le moment le plus mal géré par les cyclistes, alors qu’il conditionne directement la capacité à tenir la distance sans coup de pompe. L’alimentation pendant l’effort répond à une logique simple, anticiper les besoins plutôt que réagir aux signaux de fatigue.


Quand commencer à s’alimenter et quels aliments privilégier ?

Pour toute sortie dépassant une heure, il est recommandé de commencer à s’alimenter dès les trente à quarante-cinq premières minutes, avant même de ressentir la faim. Attendre les premiers signes de fatigue signifie souvent qu’il est déjà trop tard pour rattraper le déficit énergétique en cours de route, le corps ayant alors déjà puisé dans des réserves qui se reconstituent lentement pendant l’effort.


Les aliments consommés pendant cette phase doivent être riches en glucides rapidement assimilables et faciles à manger à vélo, sans provoquer d’inconfort digestif. Les fruits secs, les bananes, les barres de céréales ou les pâtes de fruits répondent bien à ces critères pour les sorties de nature ou les cyclosportives, et présentent l’avantage d’être faciles à transporter dans une poche de maillot ou une sacoche de cadre.


Boissons énergétiques, gels, barres ou aliments solides : que choisir ?

Le choix entre boisson, gel, barre ou aliment solide dépend surtout de l’intensité de l’effort et de la tolérance digestive de chacun. Plus l’intensité est élevée, plus les formats liquides ou semi-liquides sont adaptés, car ils se digèrent plus facilement à haute fréquence cardiaque, alors qu’un aliment solide demande davantage de travail digestif au moment où le sang est mobilisé en priorité par les muscles.


Format
Avantage principal
Moment d'utilisation recommandé
Boisson isotonique Hydrate et apporte des glucides en même temps Tout au long de l’effort, en continu
Gel énergétique Absorption rapide, très concentré en glucides Efforts intenses ou fin de sortie, coup de fouet ponctuel
Barre énergétique Apport plus complet, effet de satiété Sorties longues à intensité modérée
Aliment solide (banane, fruits secs) Digestion naturelle, faible coût Sorties d’intensité modérée, format cyclotourisme

Dans la pratique, beaucoup de cyclistes combinent plusieurs formats sur une même sortie longue, en réservant les gels aux moments clés et en s’appuyant sur la boisson et les aliments solides pour le reste du parcours. Le gel énergétique Impulse Nutrition constitue une solution pratique pour maintenir un apport rapide en glucides pendant l’exercice. Facile à transporter et à consommer sur le vélo, il s’intègre parfaitement à une stratégie d’alimentation pour cycliste adaptée aux sorties longues ou aux compétitions.


Quelle quantité de glucides consommer par heure ?

Les repères généralement admis se situent entre trente et soixante grammes de glucides par heure d’effort, pouvant monter jusqu’à quatre-vingt-dix grammes sur les efforts très longs, à condition d’associer plusieurs sources de glucides pour faciliter leur assimilation par l’organisme. Ce dernier point est important, car l’intestin ne traite pas toutes les sources de glucides de la même façon, et associer par exemple glucose et fructose permet souvent d’augmenter la quantité totale absorbée sans provoquer d’inconfort digestif.


Les performances se construisent aussi à chaque repas.

La Rédaction Impulse Nutrition

Que manger après une sortie à vélo ?

La récupération commence dès la descente de vélo, pas le lendemain. Ce qui est consommé dans l’heure qui suit l’effort influence directement la vitesse à laquelle le corps reconstitue ses réserves et répare les tissus musculaires sollicités.


Reconstituer les réserves de glycogène et favoriser la récupération musculaire

Les réserves de glycogène se reconstituent plus efficacement lorsque des glucides sont apportés rapidement après l’effort, idéalement dans les trente à soixante minutes suivant l’arrivée. Ce délai correspond à une période où le corps assimile plus facilement les nutriments consommés, ce qui en fait une fenêtre particulièrement utile pour relancer la récupération sans attendre le repas suivant.


En complément des glucides, un apport en protéines dans les heures qui suivent la sortie aide à limiter les courbatures et à accélérer la réparation musculaire. L’association glucides et protéines dans un même repas ou une même collation reste la combinaison la plus efficace pour bien récupérer, plutôt que de miser sur l’un ou l’autre séparément.


Les aliments et boissons à privilégier après l’effort

Ces exemples associent facilement glucides et protéines dans un délai court après la sortie :

• Un yaourt avec des fruits

• Une boisson de récupération

• Un smoothie associant lait végétal et fruits

• Un repas complet dans les deux heures suivant la sortie

L’hydratation doit également être poursuivie après cette collation, en compensant les pertes en eau et en sodium liées à la transpiration, en particulier lorsque la sortie s’est déroulée par forte chaleur ou sur une durée importante.


Adapter son alimentation selon sa pratique du cyclisme

Toutes les pratiques du vélo ne demandent pas la même approche nutritionnelle. La durée, le terrain et l’autonomie logistique de chaque discipline influencent directement la façon de s’alimenter.


Alimentation pour le cyclisme sur route

Sur route, les sorties sont souvent rythmées et prévisibles, ce qui facilite la planification des apports. L’alimentation peut être calée sur des repères horaires réguliers, avec des ravitaillements simples à organiser en avance, que ce soit dans le sac de selle, les poches de maillot ou un point de ravitaillement fixe sur un parcours connu.


VTT, gravel et bikepacking : gérer le terrain et l’autonomie

En VTT comme en gravel, le terrain accidenté rend l’alimentation plus complexe à gérer, notamment sur les portions techniques où il est difficile de manger sans réduire l’attention portée au pilotage. Il est préférable de privilégier les formats faciles à consommer rapidement, comme les gels ou les petites bouchées, aux moments où le terrain le permet, en anticipant ces prises avant les sections les plus exigeantes. Le bikepacking ajoute une contrainte supplémentaire, celle de l’autonomie logistique, avec des sorties longues souvent loin des points de ravitaillement. Une bonne organisation, en emportant suffisamment de réserves énergétiques adaptées à la durée prévue, devient alors aussi importante que la condition physique elle-même.


Nutrition pour les longues distances et cyclosportives

Sur les cyclosportives et les très longues distances, la gestion de l’alimentation devient un facteur de performance à part entière, au même titre que l’entraînement physique. Il est recommandé de tester sa stratégie alimentaire en amont, lors des sorties d’entraînement, pour éviter toute mauvaise surprise le jour de l’épreuve, qu’il s’agisse d’un aliment mal toléré ou d’un rythme de ravitaillement inadapté à l’intensité réelle de la course.


Alimentation cycliste selon les objectifs

L’alimentation ne doit pas seulement s’adapter à la pratique, mais aussi à l’objectif personnel de chaque cycliste. Les besoins diffèrent sensiblement selon que l’on cherche à progresser en endurance, à gagner en puissance ou à perdre du poids.


Améliorer son endurance

Pour développer l’endurance, l’accent est mis sur des apports en glucides suffisants et réguliers, associés à une hydratation rigoureuse, afin de permettre au corps de tenir des efforts longs sans puiser prématurément dans ses réserves. Sur ce type d’objectif, la régularité des apports tout au long de la sortie compte souvent davantage que la quantité totale consommée en une seule fois.


Développer sa puissance

Le développement de la puissance demande un apport calorique global plus élevé, avec une attention particulière portée aux protéines, pour soutenir le travail musculaire intense généré par les séances de fractionné ou de côtes. Les glucides restent également essentiels sur ce type de séances, car les efforts intenses et répétés puisent rapidement dans les réserves de glycogène.


Perdre de la masse grasse sans compromettre les performances

Perdre du poids en pratiquant le vélo suppose de créer un déficit calorique modéré, sans jamais sacrifier les apports en glucides autour des séances d’entraînement, sous peine de voir chuter à la fois la performance et la récupération. Un déficit trop marqué se traduit généralement par une baisse de motivation à l’entraînement et un risque accru de blessure, ce qui rend la modération plus efficace sur la durée qu’une restriction sévère.


Préparer une compétition cycliste

À l’approche d’une compétition, les aliments privilégiés des cyclistes évoluent vers une augmentation progressive des glucides dans les jours précédant l’épreuve, une pratique parfois appelée charge glucidique, associée à une hydratation optimale les vingt-quatre à quarante-huit heures avant le départ. Cette période de préparation ne doit pas être improvisée le jour même, mais réfléchie en amont pour arriver le jour J avec des réserves pleines et un système digestif habitué aux aliments prévus.


Quels compléments alimentaires peuvent être utiles au cycliste ?

Les compléments alimentaires ne remplacent jamais une alimentation équilibrée, mais ils peuvent répondre à des besoins précis lorsque l’apport par la seule alimentation devient difficile à assurer, notamment sur les sorties longues ou intenses.


Les formats énergétiques : boissons, gels et barres

Les boissons d’effort combinent glucides, eau et électrolytes dans une formule pensée pour être assimilée facilement pendant le pédalage, ce qui en fait un format pratique pour couvrir plusieurs besoins en une seule prise. Les gels et les barres énergétiques offrent, quant à eux, un apport plus concentré en glucides, facile à transporter et à consommer rapidement, particulièrement utile lors des moments clés de l’effort où le temps et la logistique sont limités. Le choix entre ces formats dépend surtout du contexte de la sortie et de la tolérance digestive de chacun, plus que d’une hiérarchie stricte entre eux.


Les protéines en récupération

Une boisson protéinée après l’effort permet d’atteindre plus facilement les apports recommandés en protéines, en particulier lorsque le retour à un repas complet n’est pas immédiat après la sortie, par exemple après un entraînement en fin de journée suivi d’un trajet de retour.


Les électrolytes

Les électrolytes se déclinent en deux formats complémentaires, adaptés à des usages différents selon l’objectif privilégié : la praticité ou la précision du dosage. Chez Impulse Nutrition, on retrouve ces deux formats dans la gamme électrolytes, disponibles en comprimés effervescents comme en poudre à diluer, pour compenser les pertes minérales liées à la transpiration, surtout lors des sorties par forte chaleur ou de longue durée, où une simple hydratation en eau ne suffit pas toujours à rétablir l’équilibre minéral du corps.


La caféine : intérêt et précautions d’utilisation

La caféine est étudiée depuis longtemps pour son effet sur la perception de l’effort et la vigilance. Elle doit néanmoins être utilisée avec prudence, à dose modérée et de préférence testée à l’entraînement avant d’être utilisée en compétition, chaque organisme y réagissant différemment, que ce soit en termes de tolérance digestive ou de sensibilité sur le sommeil si elle est consommée trop tard dans la journée.


Exemple de plan alimentaire pour une journée de cycliste

Pour illustrer concrètement ces principes, voici un exemple de journée type pour une sortie de deux à trois heures à intensité modérée. Cet exemple reste indicatif et doit être ajusté selon le poids, l’intensité réelle de l’effort et la tolérance digestive de chacun.


Petit-déjeuner et repas avant l’entraînement

La journée démarre avec des flocons d’avoine, un fruit et une source de protéines légère, accompagnés d’une boisson chaude et d’un verre d’eau pour bien lancer l’hydratation de la journée. Si l’entraînement a lieu plus tard, un second repas plus consistant, à base de riz ou de pâtes, d’une portion modérée de protéines maigres et de quelques légumes cuits, est pris environ deux à trois heures avant le départ pour compléter les réserves.


Nutrition pendant l’effort et collation de récupération

Pendant la sortie, une boisson isotonique associée à une ou deux collations solides, comme des fruits secs ou une barre énergétique, est répartie tout au long du parcours selon sa durée. Au retour, un yaourt avec des fruits ou une boisson de récupération, consommés dans l’heure suivant l’arrivée, permettent de lancer la reconstitution des réserves sans attendre le repas suivant.


Dîner

La journée se termine par un repas complet associant glucides, protéines et légumes, pour poursuivre la récupération musculaire pendant la nuit et arriver reposé à la séance suivante.


Moment de la journée
Composition type
Objectif principal
Petit-déjeuner
Céréales, fruit, protéine légère
Démarrer les réserves d’énergie
Avant l’entraînement
Glucides digestes, protéines modérées
Préparer l’effort sans lourdeur
Pendant l’effort
Boisson isotonique, collations solides
Maintenir l’énergie et l’hydratation
Après l’effort
Glucides et protéines associés
Lancer la récupération
Dîner
Repas complet équilibré
Poursuivre la réparation musculaire

Les erreurs à éviter en alimentation cycliste

Certaines erreurs reviennent régulièrement, y compris chez des cyclistes expérimentés, et limitent les progrès sans que l’on s’en rende toujours compte :

• Partir avec des réserves énergétiques insuffisantes

Négliger l’hydratation jusqu’à ressentir la soif

• Tester un nouvel aliment le jour d’une compétition

• Sous-estimer les besoins en récupération après l’effort


Rouler avec des réserves insuffisantes

Partir avec des réserves de glycogène incomplètes, faute d’un repas adapté avant la sortie, expose à une baisse de régime précoce et augmente le risque de fringale en cours d’effort. Cette erreur est particulièrement fréquente lors des sorties matinales, lorsque le repas précédent remonte à la veille au soir et qu’aucune collation n’a été prise avant le départ.


Négliger l’hydratation

Attendre d’avoir soif pour boire signifie souvent que la déshydratation a déjà commencé à affecter la performance. Boire par petites quantités régulières reste plus efficace qu’une prise ponctuelle importante, en particulier sur les sorties longues où les pertes en eau s’accumulent progressivement sans que la sensation de soif suive au même rythme.


Tester un nouvel aliment le jour d’une compétition

Introduire un nouveau produit ou un nouvel aliment le jour d’une épreuve, sans l’avoir testé à l’entraînement, expose à un risque d’inconfort digestif au pire moment possible. Cette règle vaut aussi bien pour un nouveau gel énergétique que pour un simple changement d’horaire de repas avant le départ.


Sous-estimer les besoins en récupération

Sauter le repas ou la collation de récupération après une sortie exigeante ralentit la réparation musculaire et peut nuire à la qualité des séances suivantes. Répétée sur plusieurs semaines, cette négligence contribue souvent à une fatigue qui s’installe durablement, bien au-delà de la simple sortie concernée.


FAQ sur l’alimentation cycliste

Que manger avant une sortie de vélo de 100 km ?

Un repas riche en glucides digestes, comme le riz ou les pâtes, pris deux à trois heures avant le départ, associé à une hydratation suffisante dès le réveil et à une collation légère si le départ est matinal.

Combien de glucides faut-il consommer par heure en cyclisme ?

Les repères habituels se situent entre trente et soixante grammes par heure, pouvant aller jusqu’à quatre-vingt-dix grammes sur les efforts très longs, à condition d’avoir progressivement entraîné le système digestif à cet apport.

Quels aliments emporter lors d’une longue sortie à vélo ?

Des fruits secs, des bananes, des barres énergétiques et une boisson isotonique constituent une base simple et efficace pour couvrir les besoins d’une sortie longue, à compléter selon la durée par des gels sur les portions les plus exigeantes.

Quelle est la meilleure boisson pour rester hydraté pendant une sortie ?

Une boisson isotonique, qui associe eau, glucides et électrolytes, reste le choix le plus complet pour les sorties dépassant une heure, en particulier par temps chaud où les pertes en sodium sont plus importantes.

Faut-il prendre des compléments alimentaires pour le cyclisme ?

Les compléments alimentaires peuvent faciliter certains apports, en glucides ou en électrolytes notamment, mais ils viennent en complément d’une alimentation équilibrée et non à sa place.

Que manger après une sortie pour bien récupérer ?

Une association de glucides et de protéines, sous forme de repas ou de collation, prise dans l’heure suivant l’effort, favorise une récupération plus rapide et limite l’apparition des courbatures.

Comment adapter son alimentation avant une compétition cycliste ?

En augmentant progressivement la part de glucides dans les jours précédant l’épreuve et en soignant particulièrement l’hydratation dans les quarante-huit heures avant le départ, sans introduire d’aliment non testé à l’entraînement.

Peut-on pratiquer le cyclisme à jeun ?

Le vélo à jeun est parfois utilisé à l’entraînement, sur des séances courtes et à intensité modérée, mais il ne convient pas aux sorties longues ou intenses, qui demandent des réserves énergétiques suffisantes pour être menées dans de bonnes conditions.

Sources

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